Nouvel espoir contre la maladie de Parkinson


parkinsonSandrine Cabut note en effet dans Le Figaro que la stimulation de la moelle épinière, technique couramment utilisée en neurochirurgie pour traiter des douleurs rebelles pourrait ouvrir une nouvelle voie thérapeutique dans le Parkinson.

Des travaux américains parus dans Science, relevent que  pour l’instant, la méthode n’a été testée que chez des rats et des souris, mais les résultats sont très démonstratifs.

Rappelons que la stimulation cérébrale profonde est efficace mais ne s’adresse qu’aux cas très sévères. Elle consiste à placer des implants intracraniens (subthalamiques pour être précise) qui stimulent éléctriquement grace à un boitier externe les cellules déficientes pour produire d’avantage de dopamine.

Par contraste, la stimulation médullaire apparaît beaucoup plus simple et légère.
Les électrodes sont implantées au niveau du dos dans une zone superficielle du système nerveux : le cordon postérieur de la moelle épinière. Ainsi stimulés, des souris et des rats parkinsoniens ont amélioré leur motricité en à peine plus de 3 secondes.
Selon les chercheurs, ces stimulations médullaires agiraient en réduisant les oscillations électriques très élevées chez les parkinsoniens pendant les phases où ils sont le plus gênés, restaurant ainsi des conditions favorables à la motricité.
L’un des auteurs de l’étude, Miguel Nicolelis, de l’université de Duke (Durham), observe que si nous pouvons démontrer la bonne tolérance et l’efficacité à long terme, pratiquement tous les parkinsoniens devraient être éligibles à ce traitement dans un futur proche.

Sandrine Cabut livre la réaction du Pr Pierre Cesaro, de l’hôpital Henri-Mondor à Créteil (chuis pas peu fière d’avoir été externe chez lui :), dont les travaux sur les stimulations subthalamiques ont permis à de nombreux parkinsoniens de récuperer en motricité et en qualité de vie : c’est une étude solide. Il faut rester prudent, insiste ce spécialiste, car les résultats ne concernent encore que des rongeurs. Néanmoins il n’y aurait pas de limitation éthique à proposer cette option à un parkinsonien atteint de douleurs.

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