M.I.A: Le prénom de son bébé enfin révélé

Il est né le mois dernier, mais le prénom du petit garçon de la divine M.I.A vient enfin d’être révélé…ainsi que son patronyme familial : Ikhyd Edgar Arular Bronfman, réussissant le parfait cross-over entre les prénoms de ses deux (fameux) grands pères.

M.i.a.

 

C’est déjà sur scène, au Diesel XXX « Rock And Roll Circus » festival de Brooklyn en octobre dernier que M.I.A avait décidé de révéler sa grossesse.

Et à force de se produire, la chanteuse d’origine sri lankaise a bien failli accoucher sur les planches des Grammy Awards. Un petit garçon est né le 11 février dont on ignorait encore les prénoms. Ikhyd Edgar Arular Bronfman.

Le papa d’Ikhyd est musicien comme maman. Benjamin Bronfman est le chanteur guitariste de the Exit, un groupe de New York qui mêle reggae et punk rock indé. Il est aussi le fondateur du label Green Owl et accessoirement, le fils ainé d’Edgar Bronfman, ex boss de Seagram puis de Vivendi Universal et désormais Grand Manitou du label Warner…un sacré papy, Edgar !

Coté maman, papy Arular n’était pas non plus manchot ! Le papa de M.I.A était un révolutionnaire, un Che Guevara tamoule. Son père Arul Pragasam était un fameux militant. Et elle a à peine six mois, juste après sa naissance dans la banlieue sud de Londres à Hounslow, lorsqu’elle repart vers son pays d’origine. Les troubles viennent d’éclater et Arul souhaite soutenir le combat de son peuple pour la reconnaissance de leur culture. Arul devient Arular, le leader de l’EROS un mouvement étudiant nationaliste. Cet ancien dresseur d’éléphants s’était déjà battu pour décrocher une bourse pour lui permettre de poursuivre ses études d’ingénieur à l’université en Russie. À l’époque, Arular partageait à Moscou le même appart que le fameux terroriste Carlos le chacal. Maya vivait alors à Jaffna, au nord de l’île. Elle n’était jamais en contact avec son père qui fuyait inlassablement les patrouilles de l’armée. Mais lorsque la guerre civile prend soudain de l’ampleur, leur situation n’est plus tenable. Maya et sa famille se réfugient à Madras, en Inde. Après quelques allers-retours entre l’île et le sub-continent, au fur et a mesure de l’escalade du conflit tamoul et après avoir surmonté bien des dangers, la famille va alors se réfugier à nouveau en Angleterre. Maya débarque à Londres à 11 ans après avoir survécu à bien des situations extraordinaires et sans parler un mot d’anglais. Mais elle va très vite se rattraper. Elle apprend la langue des Beatles à l’écoute des radios FM et flashe bientôt sur le rap sans jamais se soucier du choc des civilisations. Le reste appartient à l’histoire, le jeune fille cartonne sur les dance floors avec son cocktail entêtant de RnB, d’électro, de dance-hall et des rythmes bollywoodiens échappés de l’Empire des Indes.

Bref, Ikhyd a une sacrée hérédité à assumer et si on attend avec impatience son tout premier album, maman de son coté a déjà commencé à travailler au successeur de son « Kala » sorti voici déjà deux ans.

 

 

article Original ©Gérard BAR-DAVID / Hitmusemag.com mars2009

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