Roberto Cavalli en mode canin

Alors que les parachutes dorés des pontes du CAC 40 semblent plus que jamais indécents et que le dernier bon mot de Jacques Séguéla a un peu de mal à passer, il est vivement recommandé de troquer son gilet en vison pour un sage imper Burberry et de remplacer son chauffeur pour un plus modeste Vélib'. En effet, si en 2009 la mode version recessionista a la cote, le luxe futile, quant à lui, n’est vraiment plus en odeur de sainteté...

Roberto Cavalli habille les chiens

Karl Lagerfeld a beau prôner "une nouvelle modestie" et les rédactrices les plus respectées appeler à un ralentissement du rythme effréné des tendances, quelques doux illuminés, perdus dans leur paradis déconnecté, continuent de penser la mode version bling bling. C’est notamment le cas de Roberto Cavalli qui, n’ayant apparemment que faire des multiples signaux réclamant une certaine évolution de l’industrie du luxe, se plaît à sortir une ligne pour nos amis les bêtes. Quel timing ! Celui qui, niveau bronzage, n’a d’égal que Monsieur Valentino, aurait difficilement pu faire plus vulgaire...

Pourtant, le clan Cavalli n’avait vraiment pas besoin de flatter l'ego des toutous de Paris Hilton pour exister dans l’univers fashion. Au contraire, si ses collections se voulaient autrefois sexy en diable (se destinant directement à la jet set), elles ont récemment évolué vers un style plus frais, moins starlette, redorant au passage le blason de Roberto dans le coeur des modeuses.

C'était cependant sans compter sur cet hallucinant vestiaire pour chien qui, en plus d’être ridicule, frise l’indécence face à une telle conjoncture économique. Comme quoi, chassez le naturel, il revient au galop...

En outre, si habiller son bouledogue français n'avait autrefois pour seul effet que d'afficher clairement son manque de goût primaire, cela peut désormais facilement s'assimiler à un pied de nez d’une classe privilégiée à une autre bien moins lotie. Autrement dit, si en période faste les fantaisies les plus insolites passent facilement inaperçues, ce n'est plus du tout le cas lorsque l'on se retrouve en pleine déconfiture économique...

En s’amusant à looker les toutous de la faune californienne adepte du botox et des UVs, le couturier italien retombe dans ses anciens travers et perd en crédibilité...

 

Comptez entre 120 et 1200 dollars par pièce

 

Source http://www.tendances-de-mode.com

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